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Difficile de savoir à l’avance si la greffe va prendre entre la clientèle et un commerce. Pourquoi alors ne pas « tester » son activité pendant 6 mois, grâce à un loyer modéré et un accompagnement par des experts ?

Pionnière dans les Pays de la Loire, La ville de Saumur s’est laissée séduire par le concept de « Boutique à l’essai » développé par la fédération du même nom depuis 2013. Cette Fédération réunit aujourd’hui 45 collectivités et 25 boutiques à l’essai fonctionnent d’ores et déjà

« Avec un taux de 7 %, le centre-ville de Saumur n’est pas confronté à un important problème de vacance commerciale, mais certains locaux restent malgré tout régulièrement vides, alors qu’ils sont bien situés. Dans notre volonté de redynamisation du centre-ville, nous avons donc voulu tester le dispositif Ma boutique à l’essai », explique Jackie Goulet, maire de la ville de Saumur.

Le 3 mars, « Use’in Factory », une boutique de meubles et de déco design va s’ouvrir sur ce principe, bénéficiant d’un loyer minoré (négocié par la ville avec le propriétaire) et de l’appui d’experts locaux nécessaires à la création d’un commerce :

    • Aide à la création d’entreprise par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Maine-et-Loire

    • Accompagnement par des experts du cabinet Soregor dans le montage de son projet (étude gratuite et suivi pendant 6 mois)

    • Aide financière à l’installation : prêt d’honneur à 0 % par la Plateforme Locale Initiative Anjou et tarifs préférentiels par l’agence saumuroise du Crédit Agricole

Si le test est concluant, le commerçant pourra choisir de s’installer de manière pérenne dans la boutique ou dans un autre local du centre-ville.

Dylan Auger sera le premier bénéficiaire de ce coup de pouce de la Ville de Saumur.
M. Auger revendique que rien ne se perd, tout se transforme. Sa boutique est un mélange de récupération et de désign. Son concept unique mixe recyclage et décoration d’intérieur, le tout dans un style industriel et moderne.
A partir de matériaux tels que la palette en bois ou de tous autres objets chinés dans des brocantes ou vide-greniers, Dylan Auger fabrique lui-même les objets proposés ensuite à la vente.